Le mot du Président

Affiche.pngAu commencement était le GEHT: nos illustres prédécesseurs, passionnés du sang qui coagule pour empêcher ou arrêter les hémorragies et des situations où le caillot ne se forme pas, ou trop tard laissant libre cours à l’extravasation du précieux tissu liquide, décidèrent d’unir et confronter leur savoir deux fois l’an, dans des réunions sous l’égide non pas d’une société savante, mais d’un groupe qu’ils intitulèrent « Groupe d’Etude sur l’Hémostase et la Thrombose ». Hémostase ET thrombose ? Comme si la thrombose n’était pas une simple forme, pathologique, de l’hémostase (L’International Society avait fait de même et en fit un premier journal, puis un second qui reprenaient en anglais ces termes). Mais dans notre hexagone aux contours peu géométriques, laisser de côté l’hémorragie suscita une envie, celle de créer une autre structure dévolue à cet autre fléau qu’est le saignement pathologique, plus spécifiquement congénital. Ainsi naquit la Coordination Médicale pour l’Etude et le Traitement de l’Hémophilie (…et des maladies hémorragiques), une CoMETH dont la durée de vie était appelée à dépasser celle des astres éphémères qui approchent imprudemment notre planète. La CoMETH décida rapidement de tenir aussi congrès, outil indispensable de cohésion. S’ajoutant, sur le territoire national, au Congrès annuel de la Société-Mère, la vénérable Société Française d’Hématologie (SFH), nous arrivions, les années fastes à 3 voire 4 congrès autour de la cascade, du caillot et de ses vicissitudes. La sagesse prévalut – sagesse scientifique car si intéressant que soit le sujet, le flux d’information ne supportait pas ce rythme effrénée, doublée, avouons-le, d’un certain réalisme financier - le GEHT, qui n’était pas encore GFHT ne conserva qu’un seul congrès annuel, et s’associa plus étroitement, comme le fit la CoMETH à celui de la SFH. Il ne restait plus qu’une étape: associer les deux congrès, GEHT et CoMETH, en un congrès unique. La messe fut dite – et Paris la vaut bien - le premier congrès mixte se déroula dans la capitale, puis dans d’autres villes de province, Rouen, Saint-Etienne, Grenoble, Caen, Tours…et vient le tour de Montpellier qui aura, en 2019, l’honneur de l’accueillir. Jamais las de jouer les originaux, les gens du Sud proposent, et l’histoire dira si l’idée a des lendemains, de réduire un intitulé désespérément long, « Congrès mixte du Groupe Français d’Hémostase et Thrombose (GFHT) et de la Coordination Médicale pour l’Etude et le Traitement de l’Hémophilie et des maladies hémorragiques (CoMETH)» en un simple « Congrès Français d’Hémostase ».

Voici donc réunis à Montpellier les acteurs de l’hémostase : médecins, pharmaciens, biologistes, chercheurs, paramédicaux, industriels, praticiens de tous horizons, caciques et jeunes ambitieux dont nous avons tout autant besoin. Les voici réunis sous l’égide de la plus vieille Faculté d’Europe, Faculté qui, avec un nouveau bâtiment flambant neuf vient de se projeter dans l’avenir, Faculté qui, dès le Moyen-Age dut son renom à sa tradition d’accueillir des médecins de tous horizons, venus de leur plein gré ou chassés de leur pays pour raison religieuse, politique ou étatique.
C’est au nom cette belle et séculaire tradition d’accueil que nous vous recevons et vous disons :


« Bienvenue à Montpellier »

Pr Jean-François Schved
Président du Congrès

Comité d’organisation

Jean-François Schved, Président
Christine Biron Andréani, Vice-Présidente
Patricia Aguilar Martinez
Isabelle Diaz
Muriel Giansily-Blaizot
Avec l’aide de tous les praticiens du Département d’Hématologie Biologique du CHU de Montpellier